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15 ans après l’adoption d’une “loi temporaire”, plus de 12.000 Palestiniens vivent dans les limbes

3 Mars

Un “ordre d’urgence” vieux de 15 ans interdit à des Palestiniens mariés à des citoyen.ne.s israélien.ne.s ou à des résident.e.s permanent.e.s d’obtenir un permis pour entrer en Israël, alors même que le Shin Bet estime que la levée de ces restrictions ne représenterait qu’un risque minimal.

Le fils de Taysir al-Asmar, qui a un an et vit dans la vieille ville de Jérusalem, est né avec une sévère malformation du cerveau. Il est hospitalisé à l’Hôpital Herzog de Jérusalem, à l’extrémité ouest de la ville, où Asmar n’est pas autorisé à se rendre en voiture pour lui rendre visite. En fait, Asmar n’est pas autorisé à obtenir un permis de conduire, et s’il prenait le bus il pourrait finir en détention au poste de police.

Asmar n’est qu’une des plus de douze mille personnes qui vivent dans la crainte et l’incertitude qui découlent d’une loi qui interdit le regroupement familial lorsqu’un des membres de la famille en question est Palestinien.

Le mois prochain il y aura 15 ans qu’une première décision gouvernementale (ultérieurement remplacée par un “ordre d’urgence” – la “loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël” qui est prorogée d’année en année) a créé une barrière bureaucratique pratiquement infranchissable entre les Palestiniens de Jérusalem-Est et Israël en général, et les Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza [1].

La loi a été juridiquement justifiée par des considérations de sécurité, mais des objectifs démographiques ont également été mentionnés – en d’autres termes la volonté de limiter la population arabe à l’intérieur d’Israël.